Recours à une agence de traduction

Agence, traducteur indépendant et traduction automatique

 

Trois options existent pour faire traduire un document, l'outil automatique, le traducteur indépendant et l'agence. Aucune n'est meilleure dans l'absolu, le choix dépendant de l'enjeu attaché au document.

Domaine d'emploi de la traduction automatique

Pour comprendre un courriel reçu en allemand, se faire une idée d'un article étranger ou lire une documentation interne sans portée officielle, un outil de traduction automatique fait le travail en quelques secondes et pour rien.

Deux réserves cependant. La première tient à la nature des erreurs produites, qui ne ressemblent pas à des erreurs, la phrase reste fluide et grammaticalement correcte, ce qui rend la faute indétectable pour quelqu'un qui ne parle pas la langue. La seconde concerne la confidentialité, puisque les contenus soumis à un service gratuit peuvent être conservés et réutilisés, ce qui exclut les documents sensibles.

Domaine d'emploi du traducteur indépendant

Pour un besoin régulier sur une seule combinaison de langues et dans un domaine stable, un indépendant est souvent la meilleure solution. La relation est directe, le tarif plus bas puisqu'il n'y a pas d'intermédiaire, et la connaissance de votre entreprise s'installe au fil des missions.

Le recours à un indépendant atteint ses limites sur trois points, le volume, un professionnel traduisant en moyenne deux à trois mille mots par jour, la disponibilité en cas de congé ou de maladie, et le nombre de langues, un traducteur travaillant sur une ou deux paires au maximum. La relecture par un tiers reste par ailleurs à organiser vous-même.

Apports d'une agence de traduction

Le premier apport est la capacité. Un projet de cent mille mots à livrer en trois semaines dans six langues n'est pas réalisable autrement qu'en équipe, avec la coordination et l'harmonisation terminologique que cela suppose.

Le deuxième est la qualification. L'agence a testé ses traducteurs, elle sait lequel connaît la réglementation des dispositifs médicaux et lequel maîtrise le vocabulaire de l'assurance, et elle ne vous demande pas d'en juger vous-même.

Le troisième est le contrôle intégré. La révision par un second linguiste fait partie du processus, elle n'est pas une option à négocier. Sur des documents qui engagent l'entreprise, cette double lecture est ce qui distingue une prestation professionnelle d'une simple exécution.

Le quatrième est la simplicité administrative. Un interlocuteur, un devis, une facture, un délai contractuel et une responsabilité identifiée en cas de problème. Sur un projet multilingue, remplacer huit relations fournisseurs par une seule représente une économie de temps considérable, rarement chiffrée mais bien réelle.

Le cinquième est la continuité. Les mémoires et les glossaires constitués restent disponibles, ce qui garantit qu'un même terme sera traduit de la même façon dans trois ans, même si le traducteur d'origine n'est plus disponible.

Coût d'une agence de traduction

L'agence facture plus cher qu'un indépendant, généralement de trente à soixante pour cent selon les prestations incluses. Cette différence rémunère la gestion de projet, la révision, les outils et la garantie apportée.

Un autre inconvénient mérite d'être signalé, car vous ne connaissez pas toujours l'identité du traducteur qui travaille sur vos textes, et il peut changer d'un projet à l'autre. Rien n'empêche de demander un traducteur attitré, et les agences sérieuses acceptent ce fonctionnement quand la relation s'installe.

Critère de décision

Une question simple permet de trancher, celle des conséquences d'une erreur contenue dans la traduction. Si la réponse est une gêne passagère, un outil automatique ou une relecture rapide suffisent. Si la réponse engage un contrat, la sécurité d'un utilisateur, une procédure administrative ou l'image de l'entreprise à l'étranger, le coût d'une prestation professionnelle devient dérisoire face à celui de la correction.

Les erreurs de traduction les plus coûteuses ne viennent presque jamais du budget consacré à la traduction, mais du fait qu'on a considéré le document comme secondaire alors qu'il ne l'était pas.